Origine

Il y a quelques jours, j’ai eu une pensée pour un texte que j’ai écrit il y a plus ou moins vingt ans (oui, oui, ça ne me rajeunit pas, je sais !) J’écrivais avant, depuis quelques années. Ce texte cependant a été le déclic de ce que je pouvais faire, l’amorce de ma “voix”. Il y avait longtemps que je n’y avais pensé, et l’idée m’est venue qu’il s’agissait là de mon “texte fondateur”.

C’est le seul texte que j’ai écrit dont je peux encore réciter le début après toutes ces années. Sans avoir laissé tomber entièrement cette façon de narrer l’histoire, plus poétique, je l’ai adapté au fil du temps à l’action, et sans que je m’en aperçoive, l’intrigue a pris la place qui revenait aux mots. Cette pensée, ce texte représente, disons, un retour aux sources.

Un retour aux sources qui s’annonce difficile. Effrayant et chaotique.

Préparatifs

Je ne pensais pas consacrer ma journée d’aujourd’hui à la recherche musicale, mais quelqu’un a posté un vidéo sur Diaspora : Peter Murphy (ex-Bauhaus), Trent Reznor, Atticus Ross et Jeordie White (NIN) jouant Nightclubing de Iggy Pop, alors…

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Procrastinons

Tant qu’à procrastiner, je vais au moins rendre cette procrastination un minimun utile. Voilà, le mot est lancé… procrastination. Aujourd’hui, c’est exactement ça. Envie de rien faire, alors qu’hier je m’étais dit qu’aujourd’hui, et bien ça allait y être. Le début d’un plan, quelque chose pour ce prochain roman.

Et je regarde mon bureau, en fait non, je ne le regarde pas, car je sais qu’avant toute chose je devrais ranger ces piles de livres, de paperasses, de machins. Je devrais refaire l’espace nécessaire pour m’y mettre. Et je me sens coupable.

Je viens de mettre le doigt dessus.

Je sais que je procrastine quand le sentiment de culpabilité s’en mêle. Et ce qui est pernicieux, c’est que ce sentiment de cupabilité bloque tout élan créatif, que ce soit pour écrire, cuisiner, dessiner. C’est un cercle vicieux et aujourd’hui je suis prise entre ses griffes. Je crois que la décision la plus sage dans ce cas est de fermer l’ordinateur, de fouiller dans la pile de livres non lus la plus proche et d’oublier… jusqu’à demain.

Paradoxe

Je ne travaille pas à partir d’un plan, trop restrictif pour moi. J’ai essayé. Mon plan était vraiment beau, détaillé sur plusieurs pages, mais je devais avoir une poigne de fer sur le récit pour le soumettre à ce que j’avais décidé arbitrairement, sans écouter ce que l’histoire avait à dire à mesure de l’écriture, ce qui m’enlevait tout désir de poursuivre.

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Élaboration

Voici la genèse de l’idée. De la graine avant le germe. Dans mon souvenir, il y a l’image d’une maison seule dans la neige au bord d’une route de campagne, avec derrière elle, un boisé et des champs. Et ce personnage qui me suit depuis des années sous diverses formes. Elle se nomme parfois Catherine, parfois Claire ou Claude -  mais cette fois-ci son nom est différent. À la fois alter ego et Némésis, un double en négatif de moi-même. Et il y a l’AutreS sans qui l’histoire, nouvelle ou roman, ne serait pas possible. Là encore semblable et différentE. (Cette ressemblance-différence se rapporte à écrire ce que l’on connaît et n’a rien à voir avec l’auto-fiction.)

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Fragment d’anniversaire

Je relisais quelques uns de mes articles et je me disais qu’il fallait être un peu dérangé pour se faire vivre ça, l’écriture d’un roman … et aimer ça. Pire en redemander. J’imagine que c’est la même chose pour tout le monde qui termine un projet qui a demandé du temps, une implication …

Écrire est une drogue dure.

Je n’avais jamais réussi avant ce blogue à tenir un “journal d’écriture”. Quelques notes dispersées au travers de dizaines de cahiers, sans date très souvent. J’ai l’impression que le blog m’oblige à une certaine rigueur, car vous êtes quelques uns à me lire, et qu’il y a la satisfaction de voir ces textes publiés dans les Internets ;-)

Cela fait d’ailleurs six mois aujourd’hui que je tiens ce blog. J’ai l’impression qu’il s’est passé tellement de choses depuis ce premier envoi

J’espère qu’au moment où je fêterai le premier anniversaire de Cent fois sur le métier, je serai sur le point de terminer ce petit projet qui me trotte dans la tête!

Un avant goût du printemps

Je me suis remise à écrire.

Je savais que cela n’allait pas tarder, mais l’angoisse était là, comme toujours. Je sais que ça revient, je ne sais jamais, par contre, la durée de la pause. Un mois? Six? Elle a déjà duré près de sept ans.

Alors pour célébrer, voici une histoire que j’ai écrite pour un concours. (Je n’ai pas été sélectionnée, mais je suis au-dessus de ça…disons.)Pour le plaisir, j’ai posté la première version et la dernière, celle que j’ai envoyée au concours.

Bonne lecture!!

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Temps

Il semblerait que j’ai été prise dans le tourbillon du ressac! Un mois exactement que je n’ai rien écrit. Ça ne m’inquiète pas. Je fais le plein de vide, le vide du trop plein. Je me prépare sans le savoir à ce projet qui suivra dans un avenir plus ou moins rapproché. Depuis le temps, je commence à connaitre mon rythme de création. Avant, j’aurais été dans un état proche de la panique si je n’avais pas écrit pendant un mois. Maintenant, je sais que je dois m’occuper les mains, donc l’esprit, pendant un certain temps, plus ou moins long, comme le vin qui vieillit en quelque sorte et le travail se fait, se poursuit dans l’inconscient. Jusqu’à ce que la pression soit trop forte et que le roman m’oblige à m’asseoir devant mon cahier à reliure spirale pour écrire pendant des jours et des mois. Je suis patiente.

Ressac 2

Dans l’article précédent j’écrivais que je courais le risque de voir mon projet avorter si je commençais la rédaction trop tôt dans le processus d’élaboration. C’est quelque chose que j’ai expérimenté à quelques reprises et je ne saurais vraiment expliquer le mécanisme qui mène à l’abandon d’un projet (sauf dans le cas où le projet en question n’est pas intéressant, évidemment). J’ai la vague impression que l’histoire n’a pas pris suffisamment de place, la vérité des personnages n’est pas assez profonde, elle ne crie pas, ne m’empêche pas de dormir la nuit, ne sature pas toutes mes pensées. Quand leurs voix se mettent à remplacer la mienne, leurs pensées se substituent aux miennes, je ne me pose pas de questions sur l’impact de la première phrase ou la beauté de mon style. J’écris. Mais tant que cette réalité virtuelle ne s’est pas imposée à moi, je lui dois de lui laisser la paix pour qu’elle se construise, juxtaposée à ma propre existence.

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Ressac

Je dois avouer que je suis très peu l’actualité littéraire autant québécoise qu’internationale. J’ai toujours vu les livres comme des rendez-vous, et je lis les livres quelques années après leur sortie. (Ru de Kim Thuy et Les gens fidèles ne font pas les nouvelles de Nadine Bismuth côtoient Le corbeau vient le dernier de Calvino, mon Dictionnaire des Genres et Notions littéraires, quelques Mafalda sur ma table de chevet, et Zen in the art of writing de Ray Bradbury en version PDF dans mon ordinateur). Je dois aussi avouer que je lis comme j’écris. Parfois de façon boulimique et maniaque, à d’autres moment pas du tout. Je suis dans cette phase présentement. Je lis des B.D.. Mafalda et Achille Talon. Aucune concentration.

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